19/04/2019

CUJO (Stephen King - 1981)

Albin Michel - 351 pages 
17/20   Une mise en scène réussie pour un dénouement terrifiant 

    Au cœur de l'état américain du Maine vit Cujo. Cet énorme Saint-Bernard de cent kilos fait le bonheur de Brett, le fils de la famille Camber installée un peu à l'écart de la ville de Castle Rock, au bout d'une petite route de campagne.
Le père de Brett, Jœ Camber, y tient un garage et mène une vie de patachon au grand désespoir de sa femme Charity.

  La famille Trenton réside à Castle Rock. Vic et Donna traversent une période de couple difficile car la jeune femme a une relation extra-conjugale. Ils ont un petit garçon, Tad, de quatre ans.

  Les deux familles vont voir leur destin basculer dans un même enfer à la suite d'un malheureux et tragique concours de circonstances.
Cujo, mordu par une chauve-souris, attrape le virus de la rage. Délaissé par sa femme et son fils partis rendre visite à la famille, Jœ Camber se retrouve seul avec la bête devenue folle.
Au même moment, Donna et Tad Trenton se rendent avec leur voiture défectueuse au garage afin d'y changer une pièce. Arrivé au bout du chemin conduisant chez les Camber, le véhicule tombe en panne. La mère et l'enfant sont désormais prisonniers du Saint-Bernard...

  Stephen King nous décrit ici la vie de deux ménages ordinaires dans l'Amérique profonde, loin des grandes villes clinquantes délivrant sans cesse leur message de gloire et d'argent. Pour ces familles, les problèmes d'alcool, de couple, d'argent et de stress professionnel font partie du quotidien.
L'écrivain américain présente ainsi les protagonistes de son histoire en brossant un portrait social de l'Amérique. Et s'il détaille autant la vie de ces gens ordinaires, c'est pour mieux embarquer son lecteur dans l'horreur en seconde partie du récit.
Là, le rythme change, le sang se met à couler, le suspense devient intense, la tension y est prégnante. Et cette histoire de chien enragé qui pouvait sembler grossière au début du roman devient alors parfaitement réaliste.

  Inutile de dévoiler la fin bien évidemment... Retenez juste que King n'épargne ni son lecteur, ni ses personnages. Cujo, écrit par le maître dans les années 80, a gardé tout son charme...

[Critique publiée le 19/04/19]

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